En 2005, Anabelle quitte son ami et lui laisse tout. Elle se réfugie chez sa soeur à 25 km d'Angers et ne peut plus s'y rendre deux fois par semaine pour son travail à temps partiel. Son revenu devient le RMI. Elle se présente à Habitat et Humanisme qui lui propose un logement en sous-location. Les débuts sont difficiles.
Anabelle ne tient pas ses engagements et finit par ne plus répondre aux sollicitations de l'association. Le loyer n'est pas payé. Après 4 mois, une mise au point ferme permet de renouer au prix de visites hebdomadaires dans son logement et d'un soutien « humain » permanent. Le besoin de relations et d'activités se fait lourdement sentir. Des personnes qu'elle avait connues lorsqu'elle vivait à la rue l'envahissent : ensemble ils s'alcoolisent et perturbent la vie de l'immeuble.
L'association réagit avec peu de succès, mais travaille à la mise en place d'un contrat d'insertion par le travail qui sera enfin effectif en avril 2006. C'est l'occasion pour Anabelle de s'en sortir mais son problème d'alcool reste et tout ne va pas pour le mieux dans son travail. C'est l'impasse.
Un événement familial proche va alors lui servir d'électrochoc : Anabelle prend conscience qu'elle a besoin d'aide et qu'elle est sur la mauvaise voie. Elle fait de gros efforts et progressivement refuse l'envahissement de son appartement, l'entretient mieux, se rend régulièrement à son travail, développe des relations courtoises avec ses voisins et paye son loyer.
Son relogement en HLM a lieu en octobre 2007. Elle a désormais pris son autonomie vis à vis du logement de l'association.