J’ai eu plusieurs engagements dans ma vie, toujours centrés, c’est une constante à laquelle je tiens, sur les relations entre personnes. Et toujours au sein d’une structure car je pense que le bénévolat ne peut s’exercer de façon constructive qu’à cette condition. Et, même avec le soutien d’HH, il ne faut pas se leurrer, l’accompagnement de familles c’est parfois « galère ». Ça ne s’improvise pas, l’enjeu est trop important. Il y a des règles à se fixer : respecter la vie privée et la liberté de chacun, ne jamais s’imposer, être présent quand il faut sans être pesant, prévenir, dans la mesure du possible de son passage. Il faut savoir écouter de façon totalement désintéressée, sans juger, sans se projeter soi-même, avoir du discernement pour être capable de positiver des situations parfois très douloureuses et très dramatiques, deviner les non-dits, les besoins, les blessures, les blocages, être constructif, aider les autres à grandir en étant à la fois souple et rigoureux. Il faut aussi savoir se protéger soi-même, ne pas se laisser envahir dans sa vie familiale, dans son affectif, garder une certaine distance et sa sérénité tout en étant réceptif. Il arrive aussi, qu’avec les meilleures intentions du monde, on puisse faire un faux pas ou n’arriver à aucun résultat quand les personnes sont trop « à vif ». On est parfois découragé mais c'est une aventure humaine extraordinaire.