Massira et sa fille de 12 ans vivent aujourd'hui dans un appartement de trois pièces dans la banlieue toulousaine, grâce à l'appui d'Habitat et Humanisme. Avant de trouver cet appui décisif, Massira a galéré deux ans dans les campings et sur un terrain privé autour de Toulouse. Sans concession, elle explique pourquoi tant de gens font le "choix" du camping. « La liberté, la nature, les petits oiseaux, ça va un temps. La vérité, c'est que dans les campings, on ne demande pas de caution. Mais dès qu'il fait froid et humide, il faut se chauffer avec du mazout ou du pétrole et risquer l'asphyxie. J'ai assez donné ! » Arrivée à Toulouse pour suivre une formation, elle ne s'imaginait pas passer autant de temps à la recherche d'un logement. Elle a vite déchanté devant les prix de l'immobilier et ses démarches sont restées sans effet. « J'ai été bien contente de trouver un mobile home à louer sur le camping de Rupé, reconnaît-elle. Mais je payais 500 euros par mois. C'est plus cher que mon appartement de 3 pièces ! C'est le contexte qui veut ça. On n'a pas le choix car il n'y a pas assez de logements. Si les pouvoirs publics faisaient leur boulot, on ne serait pas obligé de se retrouver en camping. »