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Un salarié et un bénévole : le binôme complémentaire chez Habitat et Humanisme [N°1]

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Publié le 2 juillet 2021 par Léna Bauer

Chez Habitat et Humanisme, de nombreux binômes bénévole-salarié travaillent ensemble, parfois depuis plusieurs années, dans tous les métiers de l’association. Portraits croisés de ces duos complémentaires.


Sylvie Sédille et Christophe Le Duc​​, l’immobilier

Sylvie Et Christophe

  • Sylvie Sédille, architecte de formation, est responsable d’opération depuis 7 ans chez Habitat et Humanisme Ile-de-France.
  • Christophe Le Duc est bénévole au pôle immobilier depuis 6 ans. Ingénieur de formation, il a travaillé pour différents constructeurs tels que Bouygues, Vinci ou Veolia.

Quels projets vous animent le plus en ce moment ?

Sylvie : On travaille sur plusieurs projets et entre autres sur l’opération Le Cap à Boulogne-Billancourt (92), une résidence d’accueil pour des personnes souffrant de handicaps psychiques. C’est un projet que l’on mène ensemble depuis le début. Christophe est également très présent sur la Maison Saint-Charles (Paris 15ème), une résidence intergénérationnelle de 47 logements et 15 chambres d’hôtes à vocation sociale. Il participe aux comités de suivi, il est très impliqué.

Il m’accompagne aussi sur le projet Habiter Demain de la place des Vosges (Paris 4ème), notamment sur le cahier des charges et sur les plans. Ce projet est assez complexe, il a été lauréat de l’appel à projets innovants « Réinventer Paris 2 ». L’objectif est d’y installer 13 logements et des chambres d’hôtes. Plus récemment, nous nous sommes lancés dans un petit projet de réhabilitation à Antony (92). Il s’agit d’un immeuble dans lequel on souhaite réaliser 9 logements sociaux.

Christophe : On est sur quatre projets en ce moment. Les deux premiers évoqués par Sylvie sont en chantier, les deux autres sont en phase de montage, respectivement au stade de conception pour la place des Vosges et de faisabilité pour Antony. En parallèle, afin de rendre les logements plus qualitatifs et vertueux, on réfléchit ensemble à des solutions environnementales en termes d’écoconstruction, un nouveau projet à mener qui s’inscrit dans l’air du temps.

Comment travaillez-vous ensemble ?

Sylvie : Avant la crise sanitaire, on se voyait au siège au moins une fois par semaine. Christophe est toujours en première ligne avec moi, il est convié à toutes les réunions, qui se tiennent désormais en visioconférence. Nous sommes régulièrement en contact et on s’appelle très souvent pour s’accorder.

Christophe : L’avantage d’être bénévole, c’est que je peux me rendre disponible lorsque Sylvie a des contraintes d’agenda et adapter mon emploi du temps en conséquence. Cela facilite notre collaboration. Même si on ne se voit plus au siège, nous nous rencontrons à l’occasion des réunions de chantiers pour le Cap et la Maison Saint Charles, ou encore lors de rendez-vous avec les architectes, les bureaux d’études ou les propriétaires. Avec Sylvie, il n’y a pas de formalisme, on s’appelle tous les jours, on a toujours plein de sujets à aborder.

En quoi êtes-vous complémentaires ? Qu’apporte le travail en binôme, au projet, à chacun ?

Sylvie : A deux on est plus malin ! Travailler en binôme permet d’échanger, de pouvoir compter sur l’autre, confirmer ou consolider nos propres réflexions. Christophe a du temps et est à mes côtés pour valider les différentes étapes, les documents.

Nous sommes assez complémentaires car il a une vision plus extérieure d’Habitat et Humanisme, ce qui lui permet de prendre du recul. Son expérience en maitrise d’ouvrage et sa connaissance du tertiaire lui permettent d’avoir une idée plus concrète de certains coûts tels que le chauffage, la climatisation, la connexion Internet… C’est une personne précieuse et j’ai confiance en ses avis.

Christophe : Nous n’avons pas le même parcours professionnel, Sylvie était architecte et j’ai mes réflexes d’ingénieur. Les logiques de montage de financement pour du logement d’insertion sont très différentes de celles que l’on retrouve dans les bâtiments tertiaires ou industriels. De fait, on a un regard différent sur les sujets et cela nous permet de partager, voire de confronter nos opinions. C’est toujours intéressant d’avoir deux sensibilités. Et puis, c’est un plaisir de travailler avec Sylvie !