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Avec la sophrologie, le bien-être se met à la portée de tous

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Publié le 16 février 2021 par Eve-Marie Bodin

« Est-ce qu’il y aura d’autres séances ? ». « On pourra bientôt revenir ? »  Ces questions sont sur toutes les lèvres des participants aux deux ateliers sophrologie animés par Martina Gliber ce 10 février à l’escale du 6. Après des gestes simples et des exercices de respiration, les visages sont détendus, plus sereins qu’à l’arrivée. « C’est très agréable, génial ! », s’enthousiasme Nikola qui s’accorde tous les matins un temps de relaxation à partir de sons.

A cette sensation de bien-être partagée par tous, s’ajoute l’immense joie d’échanger avec d’autres personnes, de retrouver enfin le collectif. « Comme ça fait du bien de se retrouver à plusieurs, de faire quelque chose ensemble, ça nous manque tellement que j’ai sauté sur l’occasion ! », s’exclame Chafia. Tous confirment : « Depuis que nous sommes confinés chez nous, nous avons peu de contacts avec les autres, cette solitude est stressante, très difficile à vivre ! » .

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Consciente de ce besoin vital accentué par le confinement, Martina, bénévole à la Maison des Deux Rives, explique sa démarche, donne quelques clefs pour comprendre la sophrologie et invite chacun à exprimer en toute liberté son ressenti, à poser des questions. Elle-même raconte son parcours. Salariée de l’Institut Mérieux, elle a suivi une formation à cette discipline qui permet d’accéder au bien-être personnel avant de le transmettre aux autres. Elle propose des séances au sein de son entreprise et intervient dans plusieurs associations qui luttent pour améliorer les conditions de vie des sans-abri et des personnes fragiles, comme Habitat et Humanisme. L’Institut Mérieux est membre du collectif L’Entreprise des Possibles qui soutient diverses associations, en leur apportant une aide financière, des terrains et locaux, ou encore des compétences humaines. Comme celles de Martina.

Sa passion pour la sophrologie, Martina sait la communiquer et démontrer à quel point elle améliore notre quotidien, la relation entre notre corps et notre mental, et avec les autres : « Nous ne sommes pas habitués à écouter notre corps, à nous faire du bien. A force de tirer sur la corde, les tensions mentales se répercutent au niveau du corps et engendrent des douleurs. Il est essentiel de se faire du bien, caresser sa propre peau, la tapoter légèrement, respirer profondément pour que le diaphragme masse les organes intérieurs ». Prendre de profondes inspirations et de longues expirations libère les tensions. S’accorder chaque jour quelques minutes pour bien respirer par le ventre procure une sensation de détente immédiate. « C’est la base de la sophrologie », répète Martina.

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Comme le toucher et la respiration, la visualisation est source de bien-être. « Fermez les yeux et imaginez une belle fleur, admirez sa forme, ses couleurs… Sentez ce que cette image provoque en vous. Elle chasse vos pensées négatives, vous détend en profondeur. Avant de vous coucher, pensez à des moments de la journée qui vous ont été agréables, même si ce sont des choses très simples de la vie, un paysage, un sourire, une odeur, une saveur… Vos nuits seront plus douces et votre sommeil  réparateur ».  Martina insiste aussi sur l’importance de faire des activités qui apportent du plaisir. Jean-Pierre aime la musique et la danse car « danser permet d’oublier ses soucis en se concentrant sur les pas ». Chafia se passionne pour la musique et le sport. Nikola aime marcher le long des quais de Saône, Yvonne a une préférence pour les parcs. « Surtout, ne vous en privez pas ! », recommande Martina en souriant, avant de leur donner un petit exercice pratique à effectuer chaque soir : « Prenez le temps de noter trois kifs du jour. En pensant positif, vous parviendrez à mieux gérer vos émotions, le stress, les épreuves de la vie, vous vous sentirez beaucoup mieux ! ».

Chacun quitte l’escale l’esprit et le corps à la fois détendus et chargés d’énergie, avec l’espoir de pouvoir prolonger dès que possible une expérience aussi bénéfique.

 

Marie-Anne Ichter, bénévole reporter aux Escales Solidaires