L'histoire d'Edouard
Edouard, sa femme et ses deux enfants, originaires de Karkhiv, sont logés dans un T3 à Vénissieux par l’intermédiaire d’In’li.
Au commencement de la guerre en février, nous nous sommes réfugiés durant une semaine dans une station de métro. Grâce aux réseaux sociaux, nous avons appris que la situation s’était quelque peu calmée. En ressortant du métro, nous avons découvert que toutes les infrastructures de notre quartier avaient été touchées. Ayant connu la guerre plus jeune, je ne voulais pas que mes enfants aient à vivre ça. Le lendemain, nous avons pris nos papiers, nos bagages et nous sommes partis.
Edouard et sa famille ont pris la direction de la Pologne :
Comme il y avait beaucoup de réfugiés ukrainiens en Pologne, c’était compliqué de trouver un logement et un emploi, nous avons donc continué notre route jusqu’en France. Arrivés en France, nous avons été accueillis par les bénévoles de la Croix-Rouge. Nous avons été hébergés ensuite dans un collège où on a pu manger. Les enfants ont été pris en charge. Nous avons ensuite été dans un hôtel.
Le père de famille s’est occupé des démarches administratives :
Nous avons pu nous enregistrer à la Préfecture pour obtenir des papiers, la sécurité sociale. A la Préfecture ukrainienne ouverte récemment, nous avons fait une demande de logement social. C’est comme cela que nous avons été mis en lien avec Habitat et Humanisme.
Les équipes salariés-bénévoles proposent aux familles ukrainiennes un accompagnement pluridisciplinaire : ouverture des droits liés au logement, apprentissage de la langue, création de liens…
La première personne que nous avons rencontrée, c’est Sophie. Elle nous a dit que nous pouvions, ma famille et celle de mon frère, être logés, qu’un appartement nous attendait. Quand nous sommes arrivés dans l’appartement, il n’y avait que des lits et des chaises. Flora, une bénévole, nous a aidé à trouver des meubles, mais aussi à prendre nos différents rendez-vous.