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Journée mondiale du bénévolat 5 décembre 2018

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Publié le 5 décembre 2018 par Nathalie Martinez

Merci à tous les bénévoles d’Habitat et Humanisme Haute-Savoie !

 

Habitat et Humanisme Haute-Savoie c’est plus de 100 bénévoles, qui chaque jour apportent une pierre, un brin d’herbe, un rayon de soleil à des familles en difficulté. A l’occasion de la journée mondiale du bénévolat, le 5 décembre 2018, nous disons un grand merci à tous nos bénévoles.

Les bénévoles d’Habitat et Humanisme, ceux sont des accompagnants, des bricoleurs, des comptables, des responsables de projets, des chargés de communication, des collecteurs de fonds … mais aussi des chargés de galette, des chanteurs de chorales, des chauffeurs pour maman, des compagnons pour boire un café en ville, une sortie pour prendre l’air, une aide aux devoirs, une recherche sur Internet. Chacun s’engage avec ses talents, son cœur, sa générosité, ce sont toutes ces petites choses qui rendent la vie plus belle, plus grande, plus fraternelle.

 

MERCI A CHAQUE BÉNÉVOLE D’HABITAT ET HUMANISME HAUTE-SAVOIE ♥♥♥

 

Marie-Jeanne, Nicole et Thérèse, bénévoles à Habitat et Humanisme Haute-Savoie témoignent « être bénévole à Habitat et Humanisme »:

 

A cette question, en tant que bénévole accompagnante ma réponse aujourd’hui est celle-ci : Comme accompagnante, c’est pour moi d’abord être à l’écoute, puis encore à l’écoute et toujours à l’écoute de la personne et/ou de la famille qui est logée par Habitat et Humanisme. Plus les années passent , plus je prends conscience que c’est d’abord cette attitude qui permet d’être en lien, d’être aux côtés, d’être sur le même chemin que « l’autre », de le rejoindre …

Et ce n’est pas forcément simple, cela n’est pas automatique, cela ne va pas de soi .

Avec la jeune femme que j’accompagne en ce moment , il y a tellement de sujets à aborder, tellement de démarches en cours qui nécessitent mon soutien que la tentation serait de tout de suite d’entrer dans le « vif du sujet ».  Cela nécessite pour moi, un temps de calme et une sorte de concentration avant de frapper à la porte afin de me redire que mon attitude d’écoute bienveillante est la condition essentielle pour que ce temps de rencontre avec elle ait du sens ; que ce temps d’échange lui permette d’exprimer toutes ses inquiétudes mais aussi ses satisfactions, ses joies.

Ensuite, être accompagnant, c’est aussi reformuler ce que j’entends afin que la personne clarifie peut-être son propos mais surtout sache qu’elle est entendue …

C’est encore lui permettre d’exprimer ses difficultés et les prendre en compte : par exemple reconnaître son incapacité actuelle à gérer ses dossiers administratifs parce qu’elle ne maîtrise pas l’écrit.

C’est surtout l’encourager, mettre des mots sur ses efforts et souligner les forces et les ressources qu’elle a en elle ; lui faire repérer tous ses talents (ses capacités d’initiative, de nouer des liens avec son entourage, son courage pour rechercher du travail …) afin de lui redonner confiance en elle .

Être bénévole en ce moment, c’est aussi recevoir comme un cadeau précieux tous ces liens authentiques qui se tissent entre nous, qui nous font nous apprécier mutuellement et nous rencontrer avec beaucoup de plaisir.

Comme ce n’est pas toujours aussi facile, j’apprécie particulièrement cette période. L’accompagnement que je vis actuellement avec cette jeune femme me donne beaucoup de « bonheur », n’ayons pas peur de ce mot ! Je suis heureuse de partager cette belle expérience avec tous les autres bénévoles de mon antenne lors des rencontres mensuelles et avec vous tous.

Marie-Jeanne G.

 

20 bénévoles pour 20 appartements, ce n’est pas de trop ! Et avec une rotation importante des familles hébergées, presque une par mois, l’équipe ne s’ennuie pas ! C’est toujours un très grand plaisir que nous avons lorsque nous pouvons leur dire « Vous allez avoir un toit ! «  : ainsi une jeune maman va pouvoir récupérer ses deux enfants en pouponnière, une famille Syrienne, après 2 ans de galère, est logée (elle voudrait y rester 100 ans tellement elle se sent bien !) et ce jeune papa a obtenu la garde alternée pour son fils … Chaque histoire est enrichissante pour nous et même si nous ne réussissons pas tout, loin de là, nous restons motivés et pleins d’énergie.

Pas toujours facile de créer des liens entre eux ; mieux vaut ne pas trop être regardant sur le pourcentage de participants lorsque nous organisons une rencontre, l’important c’est que ce nombre progresse ! L’année a commencé par un loto, gratuit bien sûr, puis cet été un grand pique-nique au bord du lac et cet automne nous mettons en route des ateliers-rencontres : jeux de sociétés, échanges sur des thèmes comme le permis de conduire etc … une fois par mois pour l’instant .

Une belle aventure pour tous !

Nicole G. de l’antenne du Chablais

 

Lorsque l’on pousse la porte d’Habitat et Humanisme les motivations peuvent être multiples. Le mot « humanisme » est sans doute celui qui motive le désir de s’engager. Puis il y a le mot « habitat » qui évoque la précarité, les sans-abri, les SDF et tout le cortège de souffrances,  de manque… qui lui sont associés.
Puis vient la rencontre avec la famille que  « l’accompagnant »  va suivre durant trois ans. Les familles accompagnées présentent des profils très variés ; familles nombreuses, familles monoparentales, personnes âgées, fragilisées par la vie, mamans célibataires, personnes arrivant d’autres continents.  C’est cette diversité qui fait la richesse de l’accompagnement. Ces situations, dont on entend parler dans les journaux, ne sont plus des abstractions, mais bien des personnes avec qui il est possible de construire une véritable relation faite de découverte mutuelle. La qualité de la relation et de l’accompagnement peut varier, car la rencontre n’a rien d’automatique. Lorsque l’accompagné est volontaire et contribue à la démarche, c’est une joie partagée : celle de voir la situation s’améliorer, une confiance dans l’avenir qui progresse, un projet qui naît. Une véritable amitié peut parfois s’installer, il est alors difficile de voir l’accompagnement prendre fin … Ce n’est pas toujours le cas, et là, l’accompagnant se pose alors des questions sur son utilité, ses capacités ;  il lui arrive de se remettre en cause, voire d’abandonner. Mais les accompagnants forment une véritable équipe où ils se soutiennent, échangent leurs expériences sans compter l’appui régulier d’un professionnel dans les situations difficiles. Être accompagnant, c’est une expérience de vie, bonne ou moins bonne mais dans tous les cas, elle enrichit.

Thérèse L.

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