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Le logement (très) social peut-il être éco-responsable ?

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Publié le 7 août 2020 par Léna Bauer

Habitat et Humanisme Île-de-France a organisé une table-ronde exceptionnelle

le vendredi 11 septembre 2020 de 18h à 19h30 sur le thème :

« le logement (très) social peut-il être éco-responsable ? ».

L’événement a été diffusé en direct et est disponible en replay sur cette page.

 

En associant, dans le thème de sa table ronde annuelle, l’éco-responsabilité et le logement très social, Habitat et Humanisme confirme sa volonté d’innover dans les solutions d’habitat destinées aux plus défavorisés.

En réponse aux mots d’introduction de François BONEU, Président d’Habitat et Humanisme Ile de France, Emmanuelle WARGON, Ministre chargée du Logement, affirmait, au début de la table ronde, « Oui, le logement social peut être éco-responsable » et rappelait les financements consacrés par France Relance à la rénovation énergétique des logements et à la production de logements sociaux.

Réunis autour de Catherine SABBAH, déléguée du think tank IDHEAL, Philippe PELLETIER, Président du Plan Bâtiment durable, Anne LACATON, Architecte engagée dans la rénovation du bâti, Clara et Philippe SIMAY, respectivement architecte et philosophe, co-rédacteurs de la tribune «Une école du réemploi» se sont attachés à démontrer combien la construction de logements très sociaux éco-responsables pouvait stimuler l’innovation et la créativité, sans pour autant devenir une contrainte.

Évoquant les contraintes qui pèsent sur la production de logements (normes de construction, de matériaux, d’urbanisme, multiplicité des intervenants), ils ont plaidé pour une démarche innovante et responsable qui place l’habitant – et non plus le règlement – au cœur de la démarche.

Pour Habitat et Humanisme, le bâti n’a de sens que s’il répond aux besoins de ceux qui l’occupent.

L’innovation est au cœur de ses réalisations et de ses projets : immeubles collectifs de petite taille, où il fait bon vivre et créer des liens, situés dans des quartiers équilibrés proches des transports et des commerces, construits dans le respect de normes environnementales qui permettent à leurs résidents de réelles économies de charges, dotés de réelles innovations – jardins partagés, toitures végétalisées – favorisent l’insertion sociale et s’intègrent dans le paysage urbain.

La table ronde, suivie par de nombreux internautes sur le site d’Habitat et Humanisme et les réseaux sociaux, appelle à penser l’architecture comme un processus social global, associant la participation de tous, afin de produire le logement désirable.

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Avec :

  • Emmanuelle WARGON, Ministre déléguée auprès de la Ministre de la Transition écologique, chargée du Logement
  • Philippe PELLETIER, avocat, ancien président de l’Anah et aujourd’hui Président du Plan Bâtiment durable
  • Clara et Philippe SIMAY, respectivement architecte et philosophe, co-rédacteurs d’une tribune intitulée «Une école du réemploi» pour un Green New Deal de la construction
  • Anne LACATON, co-fondatrice de l’agence Lacaton et Vassal, engagée sur les démarches durables de rénovation du bâti.

La table ronde a été animée par Catherine Sabbah, ex journaliste aux Echos, aujourd’hui déléguée du think tank IDHEAL.

Jardin Divers

Programme

Dans un monde du logement très réglementé et fortement structuré par des impératifs techniques et des objectifs économiques, se pose, de façon cruciale, la question de notre responsabilité environnementale.

Le Mouvement Habitat et Humanisme expérimente depuis 35 ans de nouvelles manières d’habiter pour les personnes en difficulté. Si l’enjeu est de lutter contre le mal-logement, de vaincre l’isolement et de favoriser le lien social, la transformation des logements et plus généralement du cadre de vie de leurs habitants est tout aussi essentielle.

La période de confinement due à la COVID 19 et ses conséquences économiques et sociales nous rappellent chaque jour l’impératif de changement auquel nous sommes confrontés. Mais comment concilier l’urgence d’un logement accessible aux plus précaires avec des objectifs écologiques ambitieux?

Les intervenants – juristes, architectes, philosophes et experts du bâtiment engagés sur le terrain – invitent à réinterroger les choix en matière d’urbanisme, de construction, de consommation énergétique et, plus largement, à repenser des manières d’habiter qui tiennent compte des besoins des plus fragiles en termes de confort, de mobilité et de lien social tout en respectant le territoire et l’environnement.

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