Augmentation de capital : INVESTISSEZ SOLIDAIRE pour un fort impact social !

Bernard Devert
Edito de Bernard Devert

La France a froid

Publié le 18 janvier 2024

La France a froid. Il lui faut traverser en ce mois de janvier des rigueurs météorologiques, ce qui n’est pas anormal. Ce qui l’est, c’est que trop de nos concitoyens ne peuvent pas se protéger, faute d’un toit ou de ressources suffisantes pour se chauffer.

Le froid est un ami de la nature ; il est un ennemi pour ceux qui n’ont rien, condamnés à « claquer des dents » pour s’être vus « claquer les portes » d’un logement leur signifiant qu’il n’y a pas de place pour eux.

Pas de place !

Un scandale qui, dans l’opinion, n’en est plus un, pour autant qu’il le fut. La descente du mercure fait remonter à la ‘Une’ l’acuité de ce drame, qui le demeure depuis plus de 70 ans ! Pour se laisser habiter par la fraternité, encore faut-il ne pas s’habituer à l’inacceptable qui la ronge.

D’aucuns considèrent que c’est la responsabilité de l’Etat. Ne sommes-nous pas membres d’une même Nation ; elle ne l’est vraiment que dans une vigilante attention au « vivre-ensemble » si nous voulons bien nous rappeler la définition d’Ernest Renan : avoir fait ensemble de grandes choses et vouloir en faire encore.

Or, qu’est-ce qu’il y a de plus grand que de veiller à la dignité de chacun en excluant surtout pas les plus vulnérables de cette impérieuse et lumineuse fierté de notre humanité pour reconnaître que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.

Un constat, l’égalité hiberne !

La Nation ne se construit pas en « claquant des doigts », elle se bâtit à partir d’une mobilisation inventive pour faire surgir un « vivre ensemble » qui ne commence à exister que là où se tissent des relations justes, équitables. L’habitat n’est-il pas ce lieu essentiel à partir duquel des liens s’établissent si l’on veut bien considérer l’acte de construire comme un prendre soin de l’autre, des autres.

Un rêve ! Non, heureusement, il est possible d’agir à partir de cette nouvelle économie, dite positive, solidaire, trop laissée dans l’ombre, alors qu’elle est un véritable vecteur de transformation sociale. Si elle ne fait pas de bruit, elle fait du bien là où elle est mise en œuvre.

Comment opère-t-elle ; elle repose sur un engagement tripartite :

• des acteurs solidaires qui investissent au capital de foncières solidaires leur offrant ainsi des fonds propres aux fins de réaliser un habitat qui ne s’édifierait pas ou difficilement sans leur participation. Nous sommes là au cœur d’entreprises à mission.

Ces fonds permettent de lever des prêts très sociaux auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations sur une durée de 40 années pendant lesquelles les loyers sont de l’ordre de 5€ du m² avant l’Aide Personnalisée au Logement.

• des subventions de l’Etat et des Collectivités Locales concourent aussi au financement.

Ainsi, chaque fois que nous recueillons sur notre foncière 80 000 €, c’est un logement que nous pouvons acquérir, construire.

Notre Foncière dispose de 10 000 logements avec 8 000 porteurs de parts. Si nous triplions leur nombre, cette prévision n’a rien d’utopique, elle est plutôt même trop sage, permettrait alors à 25 000 foyers de trouver enfin un habitat décent.

Ne désertons pas le champ de ces possibles qui traduisent une singulière ouverture pour réchauffer les cœurs en restaurant la cohésion sociale.

 

Bernard Devert
Janvier 2024

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