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« La solidarité appelle un nouveau rapport au temps »

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Publié le 25 juillet 2019 par Eve-Marie Bodin

Ce rapport d’activité présenté sous une forme simplifiée traduit ces nombreuses heures solidaires qu’ensemble nous partageons pour faire naître des moments de plus grande humanité.

« L’Heure Solidaire » n’est pas un style de communication ; elle est un rendez-vous discret avec ceux qui survivent dans l’oubli, trop usés par des espoirs sans lendemain, accompagnés de ces mots qui font mal : « il n’y a pas de place, ou encore, on vous écrira ».

Ces phrases toute faites aggravent la défaite pour blesser plus encore les cœurs déjà lézardés par l’amertume et la conscience qu’ils ne sont attendus, ni espérés par personne.

L’heure de la pauvreté sonne le désarroi. Qui l’entend ? Vous.

En lisant ces pages, c’est une histoire de fraternité ‑ j’allais dire de famille ‑ qui se présente sous nos yeux. Ici, des portes de logements se sont ouvertes, là des temps de partage ont permis à des frères en souffrance de trouver un soutien.

Un jour, il me fut donné d’entendre d’une personne démunie, une parole qui m’a réveillé : « chez moi ne viennent que ceux qui sont payés pour me visiter ». Terrible !

Que sont les rencontres si elles ne sont pas traversées par la gratuité, trace d’une hospitalité.

Habitat et Humanisme n’existe qu’au cœur de cette réalité faisant naître précisément « l’Heure Solidaire ». Vous la construisez. Ainsi, votre décision de retarder telle ou telle dépense pour privilégier un placement solidaire.

Ce mot « placement » est juste. Ne permet-il pas le déplacement d’une situation difficile jusqu’à la dissoudre. Que d’attentes de logements laissant des familles démunies et désorientées pour n’avoir ni liens, ni lieu où exister.

Ensemble, refusons de rester indifférents. N’est-ce pas le sens de l’investissement socialement responsable ; il fait surgir cette heure joyeuse ou un bail est conclu. La signature de ce contrat acte l’espérance.

L’heure solidaire est le refus du jugement. Au diable alors les heures sombres où la défiance a délité la relation. Viennent ces heures où l’aube pointe à l’horizon ; quelle belle heure et quel bonheur.

« L’Heure Solidaire », c’est encore ce moment où dans votre agenda vous acceptez de donner du temps pour inscrire une priorité à ceux qui n’en ont aucune.

Le temps jamais ne suspend son vol mais, quand il est traversé par le désespoir, il vole l’avenir des plus fragiles. Heureusement, « l’Heure Solidaire » remet les aiguilles à l’heure.

Merci vraiment de tout cœur pour être à ce rendez-vous.

Bernard Devert

Juillet 2019

 

 

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