Chers partenaires,
Grâce à vous, nous construisons chaque jour la preuve qu’un monde où nul ne serait privé d’habitat est possible !
Les pouvoirs publics financent l’essentiel de notre mission d’intérêt général. L’accès au logement des plus fragiles est d’abord une responsabilité collective, et il est heureux que l’État assume l’essentiel de cette prise en charge. Mais, souvent, des blocages laissent des personnes sur le côté… Ce sont souvent les plus fragilisées… Si Habitat et Humanisme parvient bien souvent à lever les freins les plus sérieux pour que ce droit devienne effectif dans ces situations, si nous savons produire des solutions « à la carte » pour les personnes les plus durablement inscrites dans des parcours d’exclusion, si notre Mouvement est devenu ce qu’il est aujourd’hui, c’est bien souvent grâce à vous, nos mécènes.
Votre soutien nous permet de ne pas être seulement des gestionnaires de dispositifs. Grâce aux marges de manœuvre que votre confiance nous accorde, nous sommes des bâtisseurs, des innovateurs capables de sortir des cadres pour inventer les réponses qui deviennent, avec le temps, les solutions de demain.
Un exemple. Les espaces collectifs, cœurs battants des pensions de famille, des maisons intergénérationnelles et des tiers-lieux solidaires, ne trouvent pas de financeurs publics. L’État finance le refuge, les murs d’un studio, mais rien pour ces lieux où la personne accueillie se reconstruit grâce aux liens qui s’y tissent, au-delà de son logement, dans son quartier, dans sa ville. Votre soutien a permis d’en créer de nombreux. Sans ces lieux, ces liens qui ouvrent le chemin de l’insertion sociale, puis professionnelle, n’auraient jamais vu le jour. L’évaluation sérieuse et documentée de notre action, elle aussi largement rendue possible par votre générosité, permet d’en démontrer l’impact et, parfois, de « transformer l’essai ». Ce fut le cas des pensions de famille, devenues une véritable politique publique. Nous espérons que les maisons intergénérationnelles suivront demain le même chemin, au profit notamment des jeunes qui entrent dans la vie adulte sans aucun soutien.
Le mécénat nous apporte ainsi quelque chose de précieux : la liberté. La liberté d’expérimenter. La liberté d’investir avant que les financements publics ne suivent, lorsque nous avons la conviction qu’ « il faut y aller » parce que le besoin social l’exige. La liberté de continuer à agir quand les incertitudes budgétaires grandissent. Cette liberté est aujourd’hui un facteur essentiel de résilience pour notre Mouvement.
Le mécénat forme, avec l’épargne solidaire et l’engagement de nos milliers de bénévoles, l’un des piliers de notre modèle. Il ne remplace pas l’action publique. Il la complète. Il l’enrichit. Il lui donne cette part d’humanité, d’inventivité et d’audace qui transforme un logement en véritable projet de vie.
Pascal Isoard-Thomas
Directeur Général d’Habitat et Humanisme