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Vivre ensemble dans l’espace public

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Le deuxième rapport de l’Observatoire de la Mixité Sociale (OMIS), publié le 16 juin 2021, est intitulé “vivre ensemble dans l’espace public”.

Vivre ensemble dans l'espace public

Cette étude souhaite apporter un éclairage sur la mixité et le vivre-ensemble dans l’espace public en Ile-de-France, à travers deux axes :

Tout d’abord, après un premier rapport consacré aux conséquences des politiques publiques dans le logement, le deuxième rapport de l’OMIS se consacre à la mixité sociale dans l’espace public. 

Si des politiques volontaristes d’accueil de tous les publics sont à saluer, la ville est parfois rendue délibérément inhospitalière aux plus fragiles. Dans les rues, dans les centres commerciaux et les gares, c’est la logique sécuritaire qui prévaut, bien souvent au détriment de la mixité sociale. Et l’espace public francilien continue d’être organisé en fonction de normes masculines. Heureusement, des initiatives porteuses d’espoir surgissent, notamment des quartiers en réhabilitation. Elles témoignent de l’importance de penser l’espace public par son usage et avec ses usagers.

Ensuite, une étude cartographique conjointe de l’Observatoire de la mixité sociale (OMIS) et de l’Institut Paris Région (IPR) révèle que le parc social francilien remplit de moins en moins sa mission prioritaire, qui consiste à loger les ménages à faible revenu vivant en Ile-de-France.

L’offre à destination de ces populations diminue car la plupart des communes aisées préfèrent construire pour les classes moyennes. Plus on se rapproche de Paris, plus ce constat se vérifie. En revanche, la grande couronne accueille davantage de logements sociaux que par le passé, à des tarifs plus abordables en raison d’un foncier moins cher.
Si les deux tiers (63,4%) des logements sociaux mis en service avant 1980 proposent des loyers très abordables, cette proportion chute à 13,4% pour les logements construits depuis 2000. Il manque 150 000 HLM pour atteindre les objectifs de la loi SRU en Ile de France. C’est le fait de 250 municipalités qui demeurent récalcitrantes à la mixité sociale.

Evénement

A l’occasion de la sortie de ce rapport, Habitat et Humanisme Ile-de-France a organisé une table-ronde intitulée “Espace public, logement : les plus modestes ont-ils encore droit de Cité ?”

Découvrir le replay de la table-ronde

Mixité 4e Fond Blanc OMIS

Sommaire

> Préfaces

· L’observatoire de la mixité sociale, un veilleur, par Bernard Devert >PDF
· Du faire ensemble au vivre ensemble, par François Boneu >PDF
· Pour un espace public ouvert et hospitalier, par Christine Lelévrier >PDF
· Choisir ou subir, par Catherine Sabbah >PDF

> Introduction

· Mixité sociale et lieux publics, par Éric Charmes et Stéphanie Vermeersch >PDF

> Enquêtes sur la mixité sociale dans les lieux publics

· Contre l’exclusion, les médiathèques en première ligne, par Marjorie Cessac >PDF
· Les tiers-lieux cherchent la recette de la diversité sociale, par Aurélie Blondel >PDF
· « La ville ça devrait être ça, un endroit où tout le monde se parle », par Carole Papazian >PDF
· Comment le mobilier urbain est devenu une arme anti-SDF, par Laurence Boccara >PDF
· L’entre-soi, valeur refuge dans une société en crise, par Catherine Sabbah >PDF
· La surenchère sécuritaire dans les lieux publics, par Anne Denis >PDF
· La ville appartient à tous… mais d’abord aux hommes, par Marie-Valentine Chaudon >PDF
· La région parisienne est plus mixte socialement le jour que la nuit, entretien avec la géographe Julie Vallée >PDF

> Repenser l’espace public pour faire face aux défis de la mixité

· Rendre l’espace public accueillant pour les plus fragiles, entretien croisé G. d’Aboville et N. Détrie >PDF
· Que reste t-il du droit à la ville ?, par Catherine Sabbah >PDF
· La privatisation des espaces publics : une dépossession d’un bien commun ?, entretien avec le philosophe Mickaël Labbé >PDF
· Dans les métropoles, ceux qui défendent la mixité sociale deviennent minoritaires, entretien avec le sociologue Serge Paugam >PDF

> Portfolio

· République, de la place pour tous >PDF

> Cartographie du logement très social en Île-de-France

· Pauvreté, parc social et ségrégation spatiale, par Pierre Maréchal, Philippe Pauquet, Jérôme Porier, Mariette Sagot >PDF
· Pour les familles les plus modestes, l’équation devient impossible à résoudre, entretien avec Nadia Bouyer >PDF

> Pour conclure

· Conclusion, par Jérôme Porier >PDF
· Présentation du conseil scientifique de l’OMIS >PDF
· Comité de pilotage de l’OMIS >PDF

Carte du logement très social en Ile-de-France

Cette carte dessine l’implantation du logement social à loyer très abordable (dont le loyer est inférieur à 6,22 €/m²) dans les communes d’Ile-de-France.

Ces logements sociaux sont, a priori, destinés aux ménages les plus modestes. Leur localisation et leur proportion au sein du parc social de chaque commune sont des éléments clefs pour répondre aux besoins des familles en situation de pauvreté. C’est ainsi que le droit au logement peut devenir une réalité.

En pointant avec votre curseur une commune, vous pouvez découvrir quelle est la part des logements à loyer très abordable dans le parc social de la commune concernée. La hiérarchie des couleurs permet de visualiser la variété des situations depuis les communes où cette proportion est très faible (en rose pâle) jusqu’aux communes où ce taux est très élevé (en rouge foncé).

 

Trois autres données sont fournies par commune :

  • Le loyer moyen du parc social, qui permet de savoir à qui ce parc social est destiné. Ainsi, il varie de 10,08 €/m² à Neuilly-sur-Seine jusqu’à 3,31 €/m² à Samois-sur-Seine, dans le sud de la Seine-et-Marne.
  • La proportion de logements sociaux familiaux, c’est-à-dire leur nombre rapporté au nombre de résidences principales de la commune. Ce rapport est légèrement inférieur à celui relatif à la loi SRU, qui prend en compte d’autres types de logement comme les logements-foyers. Ce taux varie de 4,3 % à Neuilly-sur-Seine à 71,1 % à Dugny, dans le nord de la Seine-Saint Denis.
  • Le taux de pauvreté. Il varie considérablement d’une commune à l’autre. Alors qu’il culmine à près de 40 %  dans des communes du nord de la Seine-Saint-Denis comme Stains (37 %) ou du sud du Val-d’Oise comme Garges-Lès-Gonesse (38 %), il tombe à 6 % au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) et à 5%  à Viroflay dans les Yvelines, proche des Hauts-de-Seine.

Zoom

Pour afficher la carte en plein écran et accéder à l’ensemble des informations :

> ouvrez-la dans un nouvel onglet

> stoppez le curseur de votre souris sur la ville qui vous intéresse.

Omis Carte Hh Id F 21mai

Qu'est-ce que l'OMIS ?

La mixité sociale est au cœur de la mission d’Habitat et Humanisme qui l’expérimente depuis 1985, à travers son action de logement et d’accompagnement de personnes en difficulté, dans des quartiers « équilibrés ». Cette notion reste souvent floue, insaisissable, ambivalente et chargée émotionnellement. Elle est pourtant plus que jamais d’actualité, car notre époque, marquée par le chômage de masse, résiste de plus en plus difficilement à la tentation du repli sur soi. Il faut continuer à agir, car les propos et les comportements stigmatisant les plus pauvres portent atteinte au vivre-ensemble et fragilisent notre société.

C’EST DANS CE CONTEXTE DIFFICILE ET FORT DE SA LÉGITIMITÉ, QU’HABITAT ET HUMANISME A RÉUNI DES EXPERTS AU SEIN DE L’OBSERVATOIRE DE LA MIXITÉ SOCIALE (OMIS).

En savoir plus sur l’OMIS

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Ils en parlent

Contacts

Morgan Goubill

Responsable communication Habitat et Humanisme Ile-de-France

☎️ 01 40 19 15 20

📧 m.goubill@habitat-humanisme.org


Jérôme Porier

Chef de projet Omis

☎️ 06 86 03 80 97

📧 jeromeporier2@gmail.com