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Ecrit sous la direction de Roger Fauroux et Bernard Devert
"Applaudissements" comme le relève le sondage publié par Le Figaro : 80% de la population française est très, ou assez favorable aux mesures retenues par le Président de la République pour lutter contre la violence. Des voix s'élèvent pour une mise en œuvre de dispositifs témoignant d'une attention à la souffrance de ceux qui se trouvent exclus jusqu'à penser que leur intégration est illusoire. Alors seulement la répression s'éloignera de la régression.
"La peur doit changer de camp". Cette formule reprise par Pierre Charon n'est pas sans risque de dérives. Comprenons bien, il ne saurait être question de pactiser avec des forces occultes qui depuis des décennies, sans être trop inquiétées, développent une économie souterraine. La société est comme rongée avec ses traces de violences meurtrières affectant trop de jeunes sans formation et sans avenir, instrumentalisés par de pitoyables "parrains" qui gangrènent tout ce qu'ils touchent pour n'avoir qu'une obsession : l'argent facile.
S'il s'agit bien de se défendre, il s'agit plus encore de protéger ces jeunes d'où l'obligation de susciter les conditions d'un "vivre ensemble". Nous ne gagnerons rien à ce que la violence change de camp, l'objectif est de la faire tomber.
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui le regardent sans intervenir" (Albert Einstein). L'urgence est de conduire un combat pour la mixité sociale aux fins de refuser la désocialisation que sont notamment ces "machines à loger" qui entraînent des ségrégations mortifères.Lire la suite